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Le personnel humanitaire n’a pas de temps à consacrer aux activités non impératives pour sauver des vies. Les services de santé reproductive sont-ils importants pour réduire la mortalité et la morbidité? |
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Oui, les services de santé reproductive sauvent des vies. Le DMU a été créé pour établir l’ordre de priorité des nombreuses activités de SR à entreprendre et qui sont les plus importantes pour réduire la morbidité et la mortalité dans les situations d’urgence, particulièrement chez les femmes et les filles.
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| 2) |
Comment faire valoir les avantages du DMU auprès des mes collègues? |
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Au départ, certains intervenants humanitaires pourraient ne pas voir dans la santé reproductive une priorité, mais on peut faire remarquer que le DMU est une norme du projet Sphère et utiliser les renseignements contenus dans ce module pour informer les collègues à propos des risques que courent les femmes et les filles dans les situations d’urgence et de certaines des tâches élémentaires que l’on peut entreprendre pour régler ces risques, ce qui peut être un moyen très efficace d’inciter les gens à accorder à la santé reproductive l’attention qu’elle mérite dans les situations de crise.
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| 3) |
Mon agence ne participe pas à la prestation de soins de santé; pourquoi devrais-je me soucier du DMU? |
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Le DMU ne se limite pas au secteur de la santé. Ainsi, la prévention globale de la violence sexuelle exige des interventions non seulement de la part du personnel de la santé, mais aussi d’autres secteurs comme les services communautaires, d’aménagement du site, d’adduction d’eau et d’assainissement, ainsi que des services de protection et des services juridiques. Pour prévenir la violence sexuelle, tous les acteurs doivent participer et appuyer la sûreté et la sécurité des populations déplacées, et des femmes et des filles particulièrement. Pour réduire la transmission du VIH, la totalité des agences et des secteurs peuvent apporter leur concours afin que les condoms soient gratuits, disponibles et visibles pour les populations affectées par le conflit et leur personnel. Les soins obstétricaux d’urgence peuvent exiger que l’agence de gestion du camp appuie le transport des femmes enceintes vers un établissement de recours. La mise en œuvre multisectorielle des objectifs du DMU aidera à réduire le nombre de cas de décès et d’invalidité dans toute la mesure du possible dans les premiers jours d’une situation d’urgence.
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| 4) |
La contraception d’urgence (CU) fait-elle partie du DMU? |
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Oui, la CU doit être offerte aux victimes de viol et aux femmes et aux filles qui veulent éviter une grossesse non désirée à la suite d’une relation sexuelle non protégée. La CU est offerte dans le kit 3, le kit Victimes de viol et le kit 4, Contraceptifs par voie orale et injectables. De plus, la CU peut être également disponible localement : le site Web Not-2-Late.com est consacré à la contraception d’urgence et contient une liste des CU disponibles localement dans les divers pays du monde. La CU peut également être offerte à l’aide de comprimés contraceptifs habituels, obtenus par l’entremise des canaux d’approvisionnement médicaux habituels des agences. Il existe une ressource utile contenant des renseignements détaillés sur les régimes de CU, à savoir Contraception d’urgence pour les zones touchées par des conflits – Module d’apprentissage à distance du Reproductive Health Response in Conflict Consortium.99
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Serait-il insultant d’offrir des condoms à une population de personnes déplacées très conservatrices? |
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Il pourrait être insultant d’entreprendre une distribution massive de condoms dans les premiers jours ou les premières semaines d’une nouvelle situation d’urgence, si on n’est pas au courant des connaissances et attitudes de ces personnes. Il n’est pas facile de savoir si une population est conservatrice. Toutefois, il est possible que certains segments de la population soient moins conservateurs. Par conséquent, il vaut mieux mettre les condoms à disposition, dans une situation de crise, même s’ils sont offerts à des endroits moins publics où on peut les obtenir discrètement (par exemple, dans les toilettes). Dès que la situation se stabilise et que le DMU est entièrement mis en œuvre, on peut mener des évaluations plus approfondies afin de savoir comment mener des campagnes IEC et de distribution de condoms. |
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| 6) |
Pourquoi les condoms devraient-ils être mis à disposition si la population déplacée ne sait pas comment les utiliser et que le taux de prévalence du VIH est très bas? |
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Même si le pourcentage de personnes de la collectivité connaissant l’utilisation du condom est faible, sur le plan éthique, les condoms devraient quand même être disponibles afin que ceux qui le souhaitent puissent les obtenir.
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La mise en place de services de soins prénataux aidera-t-elle les travailleurs de la santé à identifier les femmes courant un risque de complications obstétricales nécessitant des soins d’urgence? |
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Non, la présélection des femmes au cours des visites prénatales, dans la plupart des cas, ne permet pas d’identifier celles qui présenteront des complications imprévisibles au cours de la grossesse et de l’accouchement. Par conséquent, sil est essentiel de veiller à ce que toutes les femmes enceintes aient accès à des services de SOU afin que celles qui ont des complications puissent obtenir les services salvateurs dont elles ont besoin.
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| 8) |
En tant que travailleur de la santé, comment pourrais-je savoir si le sang que je fournis aux patients a subi un test de dépistage? |
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L’information devrait pouvoir être obtenue de l’établissement de santé ou du ministère de la Santé, mais pourrait être connue d’autres ONG ou des agences onusiennes travaillant dans la région. Il incombe à tous les travailleurs de la santé de s’assurer de la sécurité du sang transfusionnel dans leur établissement et les installations vers lesquelles ils aiguillent leurs patients. Au besoin, on peut commander le kit 12 de santé reproductive, qui comprend des tests de dépistage sanguin du VIH et des autres maladies transmises par le sang avant les transfusions. |
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| 9) |
Comment la collectivité peut-elle savoir où et comment déclarer les cas de violence sexuelle? Où envoyer en recours les femmes connaissant des complications à l’accouchement? |
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Lorsqu’ont été établis les services à l’intention des victimes de violence sexuelle et les SOU, les secteurs des services sanitaires et communautaires doivent informer la collectivité de la disponibilité de ces services et faire savoir qu’il est urgent que les victimes de violence sexuelle se présentent dès que possible à ces services; il faut également préciser les procédures à suivre pour aiguiller les femmes vers les services de recours en cas de complication lors de la grossesse ou de l’accouchement.
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Renseigner les accoucheuses traditionnelles et les sages-femmes sur les modalités d’accouchement sécuritaires et hygiéniques n’est-il pas un aspect important pour réduire la mortalité et la morbidité maternelles et néonatales? |
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Même s’il faut inciter les accoucheuses traditionnelles à aiguiller les femmes vers les recours appropriés au cours des premiers jours et des premières semaines d’une nouvelle situation d’urgence, ce serait mal utiliser le temps et les ressources que de former les accoucheuses traditionnelles et les sages-femmes sur les modalités d’accouchement hygiéniques et sécuritaires. Ce type de formation approfondie doit attendre jusqu’à qu’on ait atteint une phase plus stable. |
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