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Prévenir la violence sexuelle et en gérer les conséquences

Objectif
Prévenir la violence sexuelle et en gérer les conséquences. |
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Quelles sont les mesures clés à prendre :
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pour réduire le risque de violence sexuelle? |
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Concevoir et situer les établissements destinés à la population déplacée en consultation avec cette population et notamment les femmes, pour augmenter la sécurité physique.
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Localiser les latrines, les installations sanitaires et les points d’eau dans des endroits sûrs et accessibles.
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Installer des verrous pour verrouiller les latrines et les installations sanitaires.
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Installer un éclairage adéquat sur les parcours utilisés la nuit.
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Prévoir des patrouilles de sécurité.
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Fournir un transport direct vers les sites de cueillette du bois de feu ou patrouiller les routes de cueillette en étroite collaboration avec les femmes et les filles déplacées.
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Veiller à inclure des travailleuses dans les divers services, notamment la distribution des aliments, l’inscription, etc. |
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Garantir la présence d’agentes de protection. |
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Discuter des questions de violence sexuelle au cours des réunions de coordination des services de santé.
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Identifier les personnes ou groupes qui pourraient être plus exposés à la violence sexuelle (p. ex., ménages dirigés par une femme seule, personnes mineures non accompagnées, etc.) et, en consultation avec ces personnes, répondre à leurs besoins de protection et d’aide. À titre d’exemple, prévoir des modalités spéciales pour loger les femmes, les filles et les garçons non accompagnés et les ménages dirigés par une femme.
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Veiller à la mise en place d’un système confidentiel de déclaration (afin que les bénéficiaires aient la possibilité de signaler un comportement douteux ou menaçant avant que surviennent des incidents) |
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pour répondre adéquatement aux besoins des victimes?
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Veiller à la mise en place de services médicaux normalisés pour les victimes de violence sexuelle, notamment le choix de la contraception d’urgence, des traitements préventifs des ITS, la prophylaxie post-exposition pour la prévention de la transmission du VIH et les vaccins contre le tétanos et l’hépatite B, de même que le traitement des lésions et blessures au besoin.
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Garantir aux victimes la confidentialité et le respect de leur vie privée.
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S’assurer de la présence de chaperons ou de travailleuses de la santé parlant la même langue, si la victime le souhaite, ou d’un ami ou d’un membre de la famille pour tout examen médical.
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Garantir la sécurité physique des victimes immédiatement après un incident de violence sexuelle.19 |
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Veiller à ce que la population déplacée soit au courant de la disponibilité de services aux victimes de violence sexuelle et de l’endroit où ils sont offerts.
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Veiller à ce qu’un soutien psychosocial adéquat et culturellement approprié soit offert.
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Veiller à ce que soient identifiés, avec documents à l’appui, les endroits où il y a eu des cas de violence sexuelle et à ce que les mesures préventives pertinentes soient prises. |
Il existe une ressource utile offrant des orientations aux fournisseurs de soins de santé, pour la prise en charge médicale des femmes, des hommes et des enfants victimes de viol, à savoir Clinical Management of Rape Survivors : A guide to the development of protocols for use in refugee and internally displaced person situations. (Gestion clinique des victimes de viol : Guide pour le développement des protocoles à adopter avec les réfugiés et les personnes déplacées dans leur propre pays)20
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Qu’est-ce que la violence sexuelle?
On appelle violence sexuelle un acte de nature sexuelle sans consentement, notamment le viol et l’exploitation sexuelle. La violence sexuelle constitue un sous-ensemble de la catégorie globale de la violence fondée sur le sexe ou sexospécifique (VS). La VS est un terme global pour tous les torts perpétrés contre la volonté d’une personne et résultant d’inégalités de pouvoir fondées sur les différences de rôles entre les hommes et les femmes. La violence peut être physique, sexuelle, psychologique, économique ou socioculturelle.21
Dans le DMU, le ciblage des interventions en matière de violence sexuelle est de prévenir le viol, de fournir des soins médicaux aux victimes de viol et de leur garantir la disponibilité des services psychosociaux essentiels. Lorsque la situation s’est stabilisée et que l’on a mis en œuvre tous les composants du DMU, on peut se tourner vers la prévention d’une gamme plus vaste de questions de violence, notamment la violence conjugale, les mariages hâtifs ou forcés, la mutilation/excision génitale chez les femmes, la stérilisation ou la grossesse forcées, la prostitution forcée ou obligée par coercition, la traite des femmes, des filles et des garçons et d’autres formes de violence sexospécifique.
Pourquoi est-il prioritaire de prévenir la violence sexuelle?
Même si la violence sexuelle est courante même en temps de paix, les situations de guerre ou de conflit multiplient les cas de viols et autres formes de violence sexuelle. Cette sombre réalité se reflète dans le nombre croissant de rapports et de travaux de recherche documentés. Les femmes et les adolescents sont particulièrement vulnérables aux abus sexuels commis par les combattants. Le recours au viol comme arme de guerre a été abondamment décrit, dans divers conflits, comme moyen efficace de contrôle, de dégradation et d’humiliation d’une collectivité.22
À qui incombe la responsabilité de prévenir et de gérer les cas de violence sexuelle?
Une approche d’équipe multisectorielle s’impose afin de prévenir la violence sexuelle et d’y répondre de façon appropriée. Il faut créer un comité ou un groupe de travail chargé de concevoir, de mettre en œuvre et d’évaluer la programmation en matière de violence sexuelle sur le terrain. Le mandat du groupe de travail devrait englober tous les secteurs techniques et toutes les zones géographiques. Les représentants de la collectivité déplacée, le HCR, les partenaires de l’ONU, les ONG et les autorités gouvernementales doivent faire partie de ce groupe de travail. Chaque membre du groupe de travail, y compris les représentantes des femmes et ses filles déplacées, et les représentants des secteurs
ou partenaires pertinents (par exemple, protection, santé, éducation, services communautaires, sécurité/police, aménagement du site, etc.) doit préciser son rôle et ses responsabilités pour ce qui est de prévenir la violence sexuelle et d’y répondre.
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Dans la réalité : mise en ouvre du DMU au Pakistan23
Pendant toute une année, soit de 2002 à 2003, la Commission des femmes a mené une évaluation du DMU au Pakistan, afin de soutenir les initiatives de défense en faveur d’une amélioration des services de SR pour les réfugiées afghanes qui avaient fui leur pays en raison des bombardements suivant les attaques du 11 septembre aux États-Unis. En majorité, le personnel n’avait pas reçu de cours de recyclage et ne disposait pas de l’équipement approprié, non plus que de la surveillance nécessaire pour respecter les précautions universelles afin de prévenir la propagation du VIH. Il y avait des condoms à la plupart des endroits, mais ils n’étaient pas toujours gratuits. L’aspect prévention et gestion de la violence sexuelle était largement oublié. Il existait des soins obstétricaux d’urgence, mais nombre de femmes n’avaient pas les moyens d’y avoir accès en raison des frais de transport élevés. L’évaluation a fait ressortir que, malgré les efforts isolés pour améliorer la quantité et la qualité des soins de SR pour les réfugiés afghans, nombre de programmes se limitaient aux soins de santé classiques mère-enfant et que la qualité des soins de SR constituait une préoccupation importante.
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Quelles sont les personnes les plus touchées par la violence sexuelle?
Dans la majorité des cas signalés de violence sexuelle chez les personnes déplacées et dans la plupart des environnements de par le monde, on est en présence d’agresseurs masculins commentant des actes de violence contre des femmes.24 Toutefois, les hommes et les garçons risquent également d’être victimes de violence sexuelle, notamment s’ils sont détenus ou torturés. Même si toutes les femmes, en situation de conflit, peuvent être victimes de violence sexuelle, les adolescentes sont particulièrement vulnérables, car elles sont souvent la cible des viols et de l’exploitation sexuelle. De plus, la violence sexuelle systématique, même si elle est exclusivement perpétrée contre les femmes et les filles, affecte et mine souvent toute la collectivité, y compris les pères, les frères, les maris et les fils des victimes.
Qui sont les auteurs de la violence sexuelle?
Les agresseurs peuvent être d’autres personnes déplacées par le conflit ou la catastrophe; des membres d’autres clans, villages, groupes religieux ou groupes ethniques; du personnel militaire, des forces rebelles, des travailleurs humanitaires des agences de l’ONU et(ou) des ONG, des membres de la population d’accueil ou des membres de la famille. Le viol peut être utilisé comme stratégie de guerre pour intimider et traumatiser une population, auquel cas les agresseurs sont des combattants ennemis; les agresseurs, dans les cas de viols opportunistes, peuvent être n’importe qui agissant en toute impunité dans le climat sans foi ni loi accompagnant les conflits armés.
Quand y a-t-il violence sexuelle?
Il peut y avoir violence sexuelle pendant toutes les phases du déplacement : avant de fuir sa propre région, pendant la fuite, pendant le séjour dans le pays d’asile ou au cours du rapatriement et de la réinsertion. De plus, la violence sexuelle et conjugale est souvent amplifiée, lorsque les personnes sont déplacées, car les structures sociales normales ne sont plus là. Les mesures immédiates de prévention et d’intervention doivent être adaptées en fonction de ces circonstances différentes.
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Bonnes pratiques observées au Darfour pour prévenir la violence sexuelle et en gérer les conséquences25
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Le personnel de clinique dans le nord du Darfour a distribué des contraceptifs d’urgence (CU) aux sages-femmes du village, en plus d’un dépliant (en arabe) préparé par le coordonnateur du DMU, et précisant dans quelles situations et à quel endroit les femmes et les filles pouvaient avoir accès à des soins en cas de viol.
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Les commandants de l’Union africaine (UA) dans le nord du Darfour ont été informés par le coordonnateur du DMU d’aiguiller les victimes de viol pour qu’elles se fassent traiter dans un centre de recours local. Les patrouilleurs de la police civile de l’UA ont également distribué des dépliants d’information (en arabe) sur les avantages et la disponibilité des soins pour les victimes de violence sexuelle, après une attaque.
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Dans le nord du Darfour, le coordonnateur du DMU a tenu des réunions avec les membres de la police civile, concernant l’importance de la gestion clinique des victimes de viol. |
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Dans l’ouest du Darfour, on a identifié les sages-femmes comme correspondantes en matière de protection contre la violence sexuelle et les femmes déplacées à l’intérieur du territoire pouvaient s’adresser à ces correspondantes en toute confidentialité; ces correspondantes ont aiguillé les femmes vers des soins médicaux.
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Dans le nord du Darfour, les accoucheuses traditionnelles (AT) ont transmis à la collectivité des messages concernant la violence sexuelle.
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Dans le sud du Darfour, les équipes sanitaires des femmes ont donné des séances d’information communautaire à l’intention des victimes de violence sexuelle.
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Certaines agences ont établi immédiatement, dans les camps, des centres des femmes, qui constituaient des endroits sûrs pour les femmes et les filles, et ont prévu un endroit où les victimes de violence sexuelle pouvaient recevoir des soins holistiques et confidentiels dans un environnement réduisant les stigmates sociales. |
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Dans quelles situations, par exemple, les femmes et les filles courent-elles des risques de violence sexuelle?
Il est prouvé que les femmes n’ayant pas leurs propres documents pour recevoir leurs rations alimentaires ou de quoi se loger sont vulnérables, car elles dépendent des hommes pour leur survie quotidienne et pourraient être obligées de consentir à des faveurs sexuelles pour obtenir l’essentiel. Il est également prouvé que si les hommes (les compagnons déplacés ou des intervenants militaires) sont responsables de la distribution des aliments et autres biens essentiels, les femmes peuvent être exposées à des tentatives d’exploitation sexuelle, c’est-à-dire qu’elles peuvent être obligées d’accorder des faveurs sexuelles à des hommes pour obtenir ce dont elles sont besoin pour survivre.
Les femmes et les filles peuvent devoir parcourir de longues distances jusqu’au point de distribution des aliments, du bois de feu ou du combustible pour la cuisine et de l’eau. Leur cantonnement peut être éloigné des latrines non verrouillées et des installations où elles peuvent se laver. Leurs quartiers de nuit sont peut-être aussi non verrouillés et non protégés. Il est possible que l’éclairage soit insuffisant. Les latrines et installations d’hygiène des hommes et des femmes ne sont peut-être pas séparées. Dans toutes ces circonstances, les femmes sont vulnérables aux agressions ou aux abus.
L’absence de protection policière et d’application de la loi peut également contribuer à une augmentation de la violence sexuelle. Les policiers, le personnel militaire, les travailleurs humanitaires, les administrateurs de camps ou autres fonctionnaires peuvent eux-mêmes être impliqués dans des cas d’abus ou d’exploitation. S’il n’existe pas d’organisation indépendante, par exemple le HCR ou des ONG, pour garantir la sécurité personnelle dans un camp, le nombre d’incidents augmente souvent. Il est important de disposer d’agentes de protection car souvent, les femmes et les filles se sentent plus confiantes de signaler à une autre femme leurs craintes en matière de protection ou les cas de violence.
Pourquoi, souvent, les cas de violence sexuelle ne sont-ils pas déclarés?
Même dans une situation autre que de crise, la violence sexuelle n’est pas toujours déclarée, en raison de toute une gamme de facteurs, notamment la crainte de représailles, la honte, les stigmates, l’impuissance, l’absence de soutien, l’absence de fiabilité des services publics, le manque de confiance dans les services de santé et l’absence de confidentialité ou de connaissance de ces services. Toutes ces circonstances sont aggravées, dans un environnement de personnes déplacées, ce qui accroît la probabilité que les cas de violence sexuelle dans la population ne soient pas déclarés. Par conséquent, s’attaquer à la violence sexuelle va au-delà de la gestion clinique et pourrait également comprendre un environnement où les femmes sont appuyées et capables d’avoir accès à ces soins.
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Code de conduite
Le Code de conduite26 (CdC) contre l’exploitation et les abus sexuels est en ensemble de lignes directrices destinées aux agences et favorisant le respect des droits humains fondamentaux, la justice sociale, la dignité humaine et le respect de l’égalité des droits pour les femmes, les hommes et les enfants. Pour qu’il y ait mise en œuvre adéquate des activités du DMU, il faut que chaque agence ait adopté un code de conduite et que tous les intervenants humanitaires se soient engagés à respecter les lignes directrices et aient reçu une orientation concernant leurs responsabilités de prévenir les abus et l’exploitation de nature sexuelle. Le CdC n’est pas seulement destiné au personnel des agences internationales. Les agences internationales doivent veiller à ce que tout employé recruté au sein des organisations locales ou toute personne sous contrat de la collectivité locale ou de la population déplacée bénéficie d’une séance d’information sur le CdC. Tous les intervenants humanitaires ayant reçu cette formation doivent signer le CdC de leur agence.
Bonne pratique
Une agence tient une séance d’information sur son CdC à l’intention de tout son personnel et, six semaines plus tard, offre une courte séance de rafraîchissement afin que le personnel puisse, à partir de son travail, partager des exemples des problèmes abordés à la séance d’orientation. C’est une façon prometteuse de veiller à ce que le personnel comprenne le CdC et puisse aider l’agence à apporter les modifications qui s’imposeraient dans le contexte local.
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| Surveillance de la violence sexuelle dans le DMU |
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La prestation de services psychosociaux peut être difficile à mettre en place au premier stade d’une situation d’urgence. Que se passe-t-il si le personnel n’a que peu de capacité et ne possède pas les compétences de base pour fournir ces services? |
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Il est probable que le personnel local pourra aider à identifier les personnes les plus appropriées au niveau local, ayant une attitude non critique et soutenante et de bonnes facilités de communication pour jouer ce rôle. Il est essentiel que tout le personnel venant en contact avec une victime respecte les désirs de celle-ci et veille à ce que la totalité des renseignements de nature médicale et sanitaire soient protégés et conservés sous le sceau de la confidentialité, y compris à l’égard de la famille de la victime. Le personnel doit communiquer de manière à garantir à la fois l’exactitude de l’information et à projeter une attitude non critique, d’empathie. On peut établir des programmes de formation en soutien psychosocial lorsque la situation s’est stabilisée. Il existe une ressource précieuse portant sur les stratégies de participation ayant trait au travail avec des victimes de violence fondée sur le sexe, à savoir GBV Communication Skills Manual.28 |
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| 2) |
Dans certains environnements non sécuritaires, les agences qui, individuellement, luttent résolument contre le problème de la violence fondée sur le sexe peuvent imposer un risque à leur propre personnel et au fonctionnement du programme. Comment régler ce problème? |
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Il est essentiel que le travail s’effectue d’une façon culturellement appropriée, tout en laissant aux femmes et aux filles l’occasion et la place pour parler de la violence qu’elles ont subie. Parce que la violence sexospécifique peut être un sujet tabou, sur le plan culturel, il est nécessaire d’établir des liens avec les membres clés de la collectivité, qui aideront à faire en sorte qu’il soit légitime d’en parler. Si cela n’est pas possible, les agences peuvent décider que, « officiellement », le programme fournira plus généralement des « services sanitaires aux femmes » afin d’éviter l’aspect sensible concernant la violence sexuelle et les réactions de défense de la collectivité à cet égard dans les premiers jours et les premières semaines de la situation d’urgence. L’aspect clé, à ce stade, est de trouver des moyens de renseigner la collectivité sur les avantages et la disponibilité des soins pour les victimes de violence sexuelle. Ultérieurement, lorsque l’on aura établi de meilleures relations avec la collectivité et que l’on en saura davantage sur la violence sexospécifique dans le contexte local, on devra planifier une campagne d’information, d’éducation et de communication (IEC) et un mouvement communautaire de défense |
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Chapitre 4 - Réduire la transmission du VIH >>>
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